5. Un patrimoine vivant, porteur d'avenir

5.1 Un territoire fier de son patrimoine

Il aurait été plus approprié de titrer : un territoire privé de son patrimoine .
Citons, l'hôtel Lamaizière, grande chapelle de l'hôpital Bellevue, siège historique du tram, hôtel particulier Pupier, maison Peurière, traboule Gervais/République, place Raspail… mais surtout le contre-emploi du Grand Hall de Manufrance et la disparition du seul Monument d'Intérêt National subsistant à Saint-Etienne, par la destruction de la partie emblématique de la Manufacture Impériale .

Ceci étant, n ous saluons l'information de la mise en place d'une future ZPPAUP centre-ville .
Toutefois, il convient de préciser cette annonce, en effet, celle-ci est présentée comme une intention.
Notamment en ce qui concerne ses délais de mise en œuvre et aussi les objectifs qui seront assignés à l'étude de cette zone de protection.

On ne peut pas d'un côté être extrêmement précis sur un projet d'implantation d'un centre départemental d'incendie et de secours et vague quant aux ambitions définies sur une zone à enjeux.

Il est précisé justement que l'architecture contemporaine doit s'intégrer harmonieusement dans la ville.
Doit-on comprendre qu'elle ne doit pas tomber comme le cheveu sur la soupe ? (cf. notion d'ensemble)

5.2 Réduire les nuisances tout en respectant l'environnement

Il est indiqué que «  la RN 88 nécessite un traitement particulier par des murs anti-bruit et des isolations de façades  »
Cela ne coûte rien de le dire, il y a 30 ans que les riverains l'attendent.

6. Les 9 territoires de Saint-Etienne

6.1 La vallée historique et les collines centrales

«  Le projet propose un centre-ville plus agréable à vivre  »
«  grâce au renouvellement de l'habitat vétuste  »
Renouveler signifie : remplacer une chose par une nouvelle.
Ainsi donc la seule perspective de ce PLU, quant à l'amélioration de l'habitat ancien, est la destruction  !
Cette position est peu cohérente avec l'attention à l'identité et au patrimoine manifestée par ailleurs dans ce projet.
«  et à l'aménagement de l'espace public piétonnier  »
L'espace piétonnier présente d'autant plus d'attractivité qu'il se développe dans l'hyper centre-ville, de façon homogène et sur un territoire de balade.
Cet objectif sera désormais difficile à atteindre dès l'instant où les zones piétonnières au sud et au nord de l'avenue de la Libération viennent d'être définitivement séparées par la fracture que constitue la « nouvelle ligne » de tram/train .

Une attention particulière devrait être accordée à 2 notions : celle de perspective et celle d'ensemble .

Notion de perspective, citons pour exemple :
- du cours Fauriel sur le Pilat, à prendre en compte
- du haut de la rue Badouillère sur le musée d'art et d'industrie, à rétablir (enlèvement de la sculpture et des plantations) et désigner
- de l'ex place du Peuple sur la colline des Pères, à rétablir (enlèvement total ou partiel du parking des Ursules)
- de la rue Pierre Bérard sur l'église Sainte-Marie, à maintenir
- de la place Villeboeuf, à travers la rue Henri Barbusse, sur l'église Notre Dame, à maintenir
- de la placette du Babet au chevet de l'église St Ennemond sur les quartiers Couriot, à valoriser
- de la Grand 'Rue sur la Manufacture Impériale sera, dans un autre futur, à rétablir (enlèvement de la barre Geipel)
- etc…

 

 

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