Commentaire d'arco

Festival International
des Arts du Comique

Saint-Etienne a connu et connaît encore des manifestations culturelles de grande qualité.
La Fête du Livre en est le meilleur exemple : son créateur, Jacques PLAINE, lui a apporté professionnalisme, compétence et relationnel. Le succès populaire fut immédiat et il subsiste.
Toutefois son sous-titre désignait également son ambition « une fête créée par les Stéphanois pour les Stéphanois ».
En effet toute animation culturelle n'a pas vocation à devenir un Evénement d'Audience Nationale.

Pour cela il faut répondre à plusieurs paramètres dont les deux principaux sont :
bénéficier d'un thème grand public, et, être le meilleur ou le plus original sur le thème.

Le projet d'ARCO
Ainsi fut choisi parmi une vingtaine d'hypothèses le projet d'un Festival International des Arts du Comique pour Saint-Etienne.
Son montage a pris deux ans (1985 – 1986).
Il comportait sept sphères artistiques : cinémas / théâtres / variétés / exposition « Univers comiques » (affiches, objets comiques, spots T.V., films comiques régionaux, univers enfants, dessins) / animations / colloques / sculpture / paysage.

CASINO avait signé une lettre d'engagement couvrant les deux tiers du mécénat attendu, le Ministère de la Culture, la région et le Conseil Général avaient donné un accord de principe pour les subventions. La ville de Saint-Etienne mettait à disposition la plupart de ses salles.
Mais… la municipalité d'alors, dont pourtant un de ses adjoints participait dès l'origine au projet, s'est refusée de confirmer aux collectivités partenaires qu'elle apportait son appui au projet. Ainsi, si la ville bénéficiaire n'y tenait pas plus que ça, pourquoi l'Etat et les autres auraient-ils subventionné ?

ARCO a dû constater, en présence de la centaine de personnes qui avaient participé pendant deux ans au montage du projet artistique, qu'on ne pouvait pas faire le bonheur d'une ville malgré elle.