Commentaire d'arco

Le Corbusier
Grand site du XXème

C'est à nos yeux, « la » réussite de notre territoire en terme de communication, un nom prestigieux, un ensemble unique en Europe, nous sommes définitivement désignés comme une métropole où a soufflé un esprit novateur.
Mais il n'est pas inutile de revenir rapidement sur l'histoire du site. D'abord et avant tout, Eugène Claudius PETIT, ancien ministre de la Reconstruction , Maire de Firminy, esprit sensible et généreux a su s'entourer des meilleurs, à son époque, de l'urbanisme et de l'architecture. Outre quelques péripéties inhérentes à ce type de réalisation, le départ de la mairie d'Eugène Claudius PETIT sonne le glas de l'achèvement de l'ensemble LE CORBUSIER. La période devient morne et même dangereuse pour ces réalisations puisque la destruction de la partie gros œuvre de l'église (déjà aux deux tiers) est sérieusement envisagée, quasiment décidée. Il aura fallu à nouveau l'intervention vigoureuse d'Eugène Claudius PETIT et la mise en place d'une fine stratégie au Ministère de la Culture pour que soit obtenu un classement d'urgence par Jacques LANG.
Et puis, c'est la bienheureuse conjonction, la présence à la fois d'Anne-Marie COMPARINI à la région et l'arrivée à la Mairie de Firminy de Dino Cinieri. Tous deux comprennent et sont convaincus du potentiel du site et du grand intérêt pour notre territoire de son achèvement. Les autres, heureusement, suivront.
Il aura donc fallu trente-trois ans entre l'arrêt du chantier et son redémarrage, et trente-trois d'indifférence, de mépris et même de rejet.

Les actions d'ARCO
Dès 1999 nous avons demandé, par l'entremise d'une instance tiers, l'inscription dans le plan Etat-Région, de l'achèvement de l'Eglise Saint-Pierre de l'Ensemble Architectural «  LE CORBUSIER » à Firminy.
Par lettre du 21 mars 2000, le Préfet de la région Rhône-Alpes, Michel BESSE signifiait : «  Je suis en mesure de vous faire connaître que les Monuments Historiques n'ont pas été retenus comme secteur prioritaire et de ce fait, aucune opération de restauration ne sera financée au titre du contrat de plan 2000 par fraction 2006… »
Ainsi donc le Patrimoine Majeur n'était toujours pas considéré comme acteur de notre développement.

En 2001, la région organisait un appel à idées des rhônalpins intitulé : «  Imaginons Rhône-Alpes 2020 . »
Dans ce cadre, des forums de discussion étaient organisés dans toutes les grandes villes de la région ; ainsi s'est tenue une réunion sous l'égide de la présidente régionale au Palais des Congrès de Saint-Etienne le 31 mai 2001.
Parmi les nombreuses interventions des participants, ARCO formula trois propositions visant à renforcer l'identité Rhône-Alpes en Europe.
La première était, mot pour mot : « Achevez le plus Grand Site Européen de l'Architecture du XXème siècle avec l'aménagement de l'ensemble LE CORBUSIER à Firminy et la terminaison de son église Saint-Pierre. »
A la fin de la réunion, Madame Anne-Marie Comparini se livra à une synthèse des débats et conclut en ces termes : « Et puis est arrivée la grande proposition que j'attendais, celle qui est susceptible de faire émerger votre territoire, celle dont il a besoin, l'achèvement du site LE CORBUSIER de Firminy. »
Pourtant, à la sortie, les élus de la municipalité stéphanoise commentaient : « L'intervention d'ARCO était ridicule… »